Attention aux éditions Maïa
Attention aux éditions Maïa
Je déconseille très fortement cette entreprise à tout auteur qui chercherait un véritable travail éditorial. Mon expérience a été profondément négative et je considère qu’il est de mon devoir d’en avertir publiquement les autres auteurs, d’autant plus que les démarches formelles, les mises en demeure et les signalements que j’ai effectués n’ont, selon moi, permis aucune régularisation sérieuse.
Le fonctionnement qui m’a été présenté au départ ne correspond pas à ce que j’ai ensuite constaté. Cette entreprise se présente comme une maison d’édition où l’auteur n’aurait rien à payer, mais, dans les faits, le système de préventes m’a conduit à devoir faire reposer l’essentiel de l’effort commercial sur mes proches, mes soutiens et ma communauté. J’estime aujourd’hui que ce mécanisme revient à faire financer l’opération par l’entourage de l’auteur, au bénéfice principal de l’entreprise.
Dans mon cas, la prévente était fixée sur une base qui poussait à relancer sans cesse amis, famille et connaissances. Les discours tenus pendant cette période étaient très valorisants, mais je considère désormais que cette valorisation servait surtout à maintenir la dynamique commerciale autour de l’auteur et de son entourage. Il est donc important que les auteurs comprennent que, dans un tel système, leur premier lectorat n’est pas réellement conquis par l’éditeur, mais sollicité directement par eux-mêmes.
Je précise également que mes contributeurs ont, selon moi, été lésés. Ils avaient soutenu un ouvrage annoncé sur une certaine base, et ils n’ont pas reçu ce qui leur avait été laissé espérer. Mon livre, qui comptait 491 pages dans la version remise, a été divisé en deux tomes. Le résultat final ne correspondait pas, selon moi, à ce qui avait été promis ni à ce que mes soutiens étaient en droit d’attendre. Des éléments que je considère essentiels n’ont pas été respectés, notamment une couverture non validée, une maquette intérieure non validée, l’absence des ebooks annoncés, ainsi que l’absence des remerciements. J’ai d’ailleurs effectué à trois reprises des démarches auprès de la DGCCRF à la suite de commandes que je considère comme incomplètes.
Je considère aussi que le travail éditorial fourni a été très insuffisant. À mes yeux, il ne s’agissait ni d’une relecture sérieuse, ni d’un véritable travail de correction, ni d’une mise en forme à la hauteur de ce qu’un auteur peut attendre d’un éditeur professionnel. Depuis août dernier, je reprends moi-même en profondeur le livre qui a été ainsi dégradé, afin de pouvoir offrir enfin à mes contributeurs une œuvre digne de ce qu’ils ont payé. Cela représente un travail considérable, que l’entreprise aurait dû assumer.
Je signale également que plusieurs demandes formelles de régularisation sont restées sans effet satisfaisant. Malgré ces démarches, mes contributeurs n’ont pas reçu l’intégralité de ce qui était attendu, et l’entreprise a continué, selon moi, à faire usage de mon nom d’artiste et de mes créations dans des conditions que je conteste.
Je conteste enfin l’image de fiabilité que cette entreprise donne d’elle-même sur Internet. C’est précisément cette image qui m’a conduit à lui faire confiance. Mon expérience me conduit aujourd’hui à penser que cette réputation ne reflète pas la réalité du service rendu aux auteurs ni à leurs soutiens.
Je publie donc cet avis non par malveillance, mais pour alerter. Lorsqu’une entreprise reste sourde aux démarches formelles, aux mises en demeure et aux signalements, il ne reste souvent aux auteurs lésés que la parole publique pour avertir ceux qui pourraient tomber à leur tour dans le même piège.
11 septembre 2025
Avis spontané